Hambourg, Montréal, San Francisco, Montevideo, Valparaiso, Vladivostok, Busan, Yokohama, Hong Kong, Singapour...
En 2020-2021, le désir irrépressible de l'ailleurs a trouvé un échappatoire dans l'exploration virtuelle du monde grâce à Google Street View. Ce qu'il n'est plus possible de voir en vrai a été remplacé par la fenêtre de l'ordinateur que je me suis mis à photographier avec le même dispositif que dans les lieux réels auparavent : appareil photo sténopé, film couleur, trépied. Les images conservent le flou de la diffraction à défaut du flou de bougé, et agrègent les artefacts propres à Google. Un algorithme floute systématiquement les visages et les plaques d'immatriculation, les indications géographiques jalonnent les lieux, tandis que des glitches s'insinuent parfois dans les images.